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mercredi, 12 juin 2019 00:00

N°5860 du 12-06-2019

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La présidente de la Cour de Justice de Tipasa a été limogée. Nommée à ce poste par le président déchu et installée en décembre 2013 par Tayeb Louh, Fatiha Boukharsa n’a pas attendu très longtemps pour ajuster son emprise sur une wilaya, transformée, durant les 20 dernières années, en un paradis de la corruption et des scandales liés au foncier. Son nom et sa réputation ont vite dépassé les limites de cette wilaya côtière aux potentialités agricoles et touristiques illimitées, depuis que son mari est devenu le nouveau commandant de la gendarmerie nationale. En effet, Ghali Belkecir a été nommé le 4 juillet 2018 à la tête de ce corps de sécurité dépendant du ministère de la Défense Nationale, en remplacement du général-major Menad Nouba, dont le règne a duré moins de 3 ans. Fatiha Boukharsa a donc fini par renforcer sa présence et étendre son influence, grâce à la nouvelle position de son mari. Mais qui aurait cru qu’un jour viendrait où elle sera démise de ses fonctions, d’autant plus, que son époux était considéré comme un des principaux alliés de Gaïd Salah ? Ce jour est venu plutôt que prévu, dans un contexte marqué par un spectaculaire mouvement de contestation mené, depuis le 22 février, par plus de 20 millions d’Algériens. Le limogeage de Fatiha Boukharsa intervient à un moment où les scandales fonciers à Tipasa continuent de défrayer la chronique. Dans cette contrée, dominée par les prébendiers et les spéculateurs de toutes espèces, les lois de la république ont fini par être bafouées, au vu et au su de tout le monde et en toute impunité. Sa mise à l’écart de cette façon, et en ce moment, est vue par certains observateurs comme un signe de disgrâce destiné à son époux. Dès lors, la question de savoir si Ghali Belkecir aurait été lâché par Gaïd Salah, ne serait plus une vue de l’esprit ou le fruit d’une spéculation de journaliste, mais une hypothèse imposée par la réalité. La révocation de Fatiha Boukharsa annonce-t-elle, par extension, le début d’un vaste mouvement dans le corps de la gendarmerie nationale ; à commencer par son époux ? En tous les cas, elle est loin d’être ordinaire. L’opinion publique n’a pas tardé à faire le rapport entre le limogeage de cette magistrate influente et la disgrâce, qui pourrait toucher son mari. Un autre fait, qui suscite déjà des interrogations : les nominations d’Abderrachid Tabi, premier président de la Cour suprême, d’Abderrahim Madjid, procureur général près la Cour Suprême, à la veille de l’audition de 12 anciens hauts responsables, dont Ouyahia et Sellal, par la Cour suprême, ne manqueront pas de donner lieu à toutes sortes d’interprétations. Ce « réaménagement » au niveau de la Cour Suprême n’est ni anodin, ni ordinaire. Ses motivations ne pourraient être que politiques. A travers ces nouvelles nominations, le pouvoir réel a certainement voulu transmettre des messages codés aux concernés et à leurs cercles protecteurs. Les jours à venir vont apporter leur lot d’informations. Selon un ancien juge, qui s’est confié au journal El Bilad, Ahmed Ouyahia risque gros, et son emprisonnement n’est pas écarté.

Mohamed Mebarki

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mercredi, 12 juin 2019 00:00

Un été algérien animé

Des dizaines de personnes, dont de puissants hommes d’affaires, écroués, des dossiers de ministres et hauts cadres envoyés à la Cour suprême et des dizaines d’interdictions de quitter le territoire national ; deux mois après le début des procès contre « la bande », la Justice travaille au pas de charge. C’est ainsi que douze anciens hauts responsables seront auditionnés, demain, par le magistrat de la Cour suprême. Il s’agit des ex-Premiers ministres Abelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, des ex-ministres Abdelghani Zaâlane, Amar Tou, Boudjemaâ Talaï, Karim Djoudi, Amara Beyounes, Amar Ghoul, Abdelkader Bouazghi et Abdeslam Bouchouareb, de l’ex-wali Abdelkader Zoukh, et de l’actuel wali d’El Bayadh Mohamed Djamel Khenfar Ces personnalités avaient déjà été auditionnées fin mai dernier par le procureur du tribunal de Sidi M’Hamed qui a transmis leurs dossiers à la Cour suprême, comme le prévoit la procédure. Les douze personnalités politiques sont poursuivies dans le « cadre d’enquêtes préliminaires effectuées par la gendarmerie concernant des faits à caractère pénal ». L’ouverture de nouvelles affaires risque d’apporter de nouvelles surprises. Après avoir opéré des changements importants au sein de l’appareil judiciaire, notamment à Alger, les procès médiatiques reprennent de plus belle. Devant le Tribunal Sidi M’hamed, situé rue Abane-Ramdane à Alger, les hommes d’affaires, des responsables de grandes entreprises et établissements publics, mais aussi des ministres, premiers ministres et autres responsables défilent devant les juges pour s’expliquer notamment sur la dilapidation des biens publics, l’attribution illégale de marchés publics et surtout pour avoir touché d’indus avantages. Pis, dans beaucoup de cas, les trafics d’influence et la corruption à grande échelle sont des pratiques très courantes, bien établies. Après l’affaire Haddad, qui n’a toujours pas livré tous ses secrets puisqu’elle n’est pas traitée dans tous ses aspects notamment ceux liés à l’importation de médicaments et du matériel médical, d’autres affaires lourdes seront traités. L’ampleur des affaires liées à Mahiedine Tahkout est parfois minime devant ce qui est caché dans les marchés accordés aux frères Kouninef qui, en compagnie de Ali Haddad, ont obtenu le monopole sur la majorité des grands marchés publics. Des responsables, anciens et actuels, risquent d’être directement cités dans cette affaire qui sera ouverte dans les prochains jours par le pôle financier du Tribunal de Sidi M’hamed. Les deux anciens premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, seront également concernés pour leur proximité avec la fratrie Kouninef. En plus des dossiers liés à l’attribution de marchés publics, la Justice va ouvrir, ou rouvrir, d’autres dossiers lourds. C’est notamment le cas de l’affaire El-Bouchi dans ses deux aspects, l’un lié à des promotions immobilières et l’autre à l’importation de la Cocaïne. Le premier chapitre a déjà été ouvert mais le procès tarde à venir. Il implique de hauts cadres des directions des domaines, de l’urbanisme et des juges. Mais des surprises peuvent survenir. Dans le dossier de la cocaïne, des gros poissons risquent de laisser leurs peaux. Mais la date du procès n’est toujours pas fixée. Comme l’a promis le chef de l’Etat-Major de l’armée, la Justice va rouvrir le dossier Sonatrach 2 où est directement cité l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil. Dans un premier traitement, le dossier ouvert par le procureur Belkacem Zeghmati en 2013 a vite été fermé par les autorités politiques. Mais la réouverture du dossier risque de surprendre beaucoup d’Algériens. En gros, c’est un été mouvementé qui attend les Algériens, déjà soif de justice. Même si, beaucoup craignent une « justice de la vengeance ».

Akli Ouali

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mercredi, 12 juin 2019 00:00

Thème d’un débat au journal Le Monde

L’avenir de l’Algérie a été hier à Paris le principal axe des débats organisés par Le Monde Afrique autour duquel les participants ont apporté, chacun de leur côté, des éclairages sur la situation en Algérie, en livrant des analyses sur la nouvelle société qui prend corps dans l’énergie de la mobilisation populaire. D’emblée, la rédactrice-en chef du journal Maryline Baumard a souligné que cette rencontre se veut un moment d’échanges et de croisement d’idées pour plus de visibilité sur ce qui se passe en Algérie, depuis le 22 février, et sur le devenir de ce pays à fortes potentialités. Abdelkrim Boudra, membre du groupe de réflexion Nabni, a recadré les débats, même si vers la fin, pour recommander aux participants et l’assistance de se libérer des «prismes» identitaires, culturels, idéologiques ou religieux, soutenant que la jeunesse, qui manifeste dans les rues d’Algérie tous les vendredis, a déjà tranché ces questions-là avec le slogan «khaoua, khaoua» (tous frères). «En faisant valoir ces prismes dans nos analyses, a-t-il dit, on risque d’être dépassés par les événements, d’autant que la jeunesse manifestante a dessiné le socle d’un consensus national». Il a beaucoup insisté sur la nécessité de réussir la transition économique qui, selon lui, n’est pas une période intermédiaire, donc pas une gestion des affaires courantes, estimant qu’une «non-réforme» avec une présidentielle «forcée» va aggraver la situation du pays. «Il faut une véritable transition politique et économique», a-t-il recommandé. Le président du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), Abdelouhab Fersaoui, a abondé dans le même sens en considérant que la jeunesse «veut prendre son avenir en main». «Depuis le 22 février, les slogans ont reflété le degré de la maturité politique des manifestants algériens qui veulent être acteurs et non pas des sujets», a-t-il dit, soulignant cette «envie de reprendre la politique» par eux-mêmes. Pour lui, le mouvement a permis à cette jeunesse algérienne, accusée par le passé d’être «apolitique», de s’organiser et de s’affirmer afin de contribuer dans l’émergence d’une nouvelle génération d’élite politique. Réhabilitation de la dynamique politique en Algérie Le membre du bureau du Mouvement démocratique social (MDS), Redouane Khaled, a expliqué pour sa part que l’engagement de la jeunesse est venu couronner un parcours, une lutte de plusieurs années déjà, «qui va emmener les Algériens à avancer et aller vers une société plus politisée». Il a estimé que la réhabilitation de la dynamique politique en Algérie va permettre de remettre en cause beaucoup de choses et de lancer les débats dans une société à majorité jeune.De son côté, Karima Dirèche, historienne qui dirige l’ouvrage collectif «L’Algérie au présent, entre résistance et changements», a préféré livrer son analyse de l’angle de l’histoire récente en soutenant que les séquences des violences politiques depuis les années 1980 ont constitué chez les Algériens un refoulé qui a été à l’origine des anifestations.»Cette mémoire collective de la jeunesse algérienne est complètement réappropriée par les manifestants. Des référentiels historiques solides et des modèles justes ont permis de désavouer l’élite politique dirigeante. 

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mercredi, 12 juin 2019 00:00

Revoilà les constructions illicites !

Après une hibernation de quelques mois, voici les filières spécialisées en matière d’habitat précaire qui reviennent à la charge pour de nouveau enlaidir la Coquette avec des baraques, qui donnent un aspect de désolation et de misère. Ainsi et depuis le début de l’avènement du Hirak Populaire, les barons de la construction illicite ont jeté leur dévolu sur de nombreuses assiettes y compris celle qui avait déjà abrité l’ancien bidonville du quartier Pont-Blanc, selon les habitants. Implanté derrière le centre de formation professionnelle Bélaïd Belkacem, ce bidonville avait pourtant, selon le voisinage, été totalement rasé dans un passé récent et ses occupants ont bel et bien bénéficié de logements décents. Cette partie de la wilaya, située à la lisière du mont de l’Edough, est désormais de nouveau l’objet d’une fièvre dans la reconstruction des baraques. « La construction des baraques, devenue aujourd’hui une véritable industrie grâce à des filières spécialisées, se faisait généralement durant la nuit. Et tant que la complicité des agents censés lutter contre cette situation est de mise, il est difficile pour les pouvoirs publics de mettre un terme à ce phénomène. La renaissance de ce bidonville et bien d’autres qui viennent de voir le jour sur les hauteurs boisées de la cité, attirent les gens tels des charognards autour d’une proie. Une situation où les kachara (courtiers), les entrepreneurs en bâtiment et surtout les clients qui débarquent des différentes wilayas limitrophes, trouvent leur compte », ont tenu à témoigner de nombreux habitants du quartier, lesquels pointent carrément un doigt accusateur en direction des responsable du secteur de l’APC et des éléments de la police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement. « Depuis quelques semaines, c’est la loi de la jungle qui est imposée sur les lieux. Apres avoir occupé des baraques, les locataires illicites s’approvisionnent aussi clandestinement en matière d’énergie électrique à partir du réseau d’éclairage public et d’alimentation en eau potable. Et dans de telles situations, c’est le problème de l’insécurité qui se pose de nouveau avec acuité surtout lorsqu’on sait que plusieurs locataires ont été agressés par des bandes de voyous qui assiègent les lieux dés la tombée de la nuit », a tenu à témoigner, un quinquagénaire né et a qui grandi dans cette cité. Ainsi le trafic des bicoques bat son plein au quartier du Pont-Blanc, autrefois, l’un des plus beaux et paisibles quartiers de la Coquette. Le prix d’une baraque « recensée » par les services techniques de l’APC a atteint le summum. « Elle est cédée à 100 millions de centimes. Alors que les «lots vierges» pour la construction de baraques sont proposés à des prix oscillants selon l’endroit aux environs de 50 millions de centimes, explique un “kacher” versé dans ce créneau. Plaie ouverte depuis des années à Annaba, la construction illicite prend, de jour au jour, des proportions dangereuses.

B. Salah-Eddine

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mercredi, 12 juin 2019 00:00

Vins et bières saisis à Ain Berda

Les éléments de la gendarmerie nationale dépendant du groupement territorial d’Annaba, des brigades de Aïn Berda et d’El Hadjar, ont fait avorter une tentative de transport de boissons alcoolisées vers une autre wilaya voisine de celle d’Annaba. C’est ainsi que 6137 bouteilles et canettes d’une valeur de 100 millions de centimes et un véhicule utilitaire ont été saisis dans le courant de la semaine. Ces boissons étaient destinées à être cédées illicitement. Cette opération fait suite aux nombreuses patrouilles organisées par la gendarmerie nationale dans le cadre de la lutte continue contre les trafics et la criminalité urbaine et rurale. Les deux convoyeurs ont été appréhendés et ont fait l’objet de l’établissement d’un procès verbal de présentation par-devant les instances judiciaires, pour les faits de commerce de boissons alcoolisées sans autorisation.. La marchandise saisie a été remise aux services des domaines. D’autre part, 8 individus âgés entre 22 et 40 ans, impliqués dans le trafic de comprimés de substances psychotropes ont été appréhendés. Ces derniers détenaient également des sommes d’argent provenant de leur commerce illicite. Un déploiement des forces de gendarmerie à travers la wilaya permet aux citoyens de constater que leur sécurité est assurée ainsi que la protection de leurs biens. La gendarmerie nationale rappelle que le 10 55 est le numéro vert mis à la disposition du public pour signaler tout méfait qui se déroulerait en leur présence.

Ahmed Chabi

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mercredi, 12 juin 2019 00:00

Les hésitations qui tuent

Un décès et plus de 16 cas de rougeole, rien que pour cette semaine, ont été déplorés au niveau de la wilaya de Annaba, précisément à la commune d’El-Bouni. Il s’agit d’un nourrisson de 3 mois, habitant El-Bouni, qui a perdu la vie suite à la contraction de la rougeole, car vu son âge, il n’était pas encore éligible à la vaccination. « C’est le résultat d’une contamination par un sujet malade n’ayant pas été vacciné et qui constitue un danger pour d’autres personnes sensibles », déplorent des praticiens interrogés sur le sujet. Dans un appel à la population, le Dr. Nacereddine Damèche, directeur de la Santé et de la population (DSP), a exhorté les habitants de la wilaya à faire vacciner leurs enfants qui ont atteint ou dépassé l’âge de 11 mois tout en rappelant que la 1ère prise du vaccin s’effectue à l’âge de 11 mois et la deuxième, également appelée prise de rappel, à l’âge de 18 mois. « Le vaccin est disponible et nos structures sont prêtes à vous recevoir. N’exposez pas les vies de vos enfants à un risque inutile et non moins fatal », a-t-il déclaré lors d’une rencontre au niveau du siège de la wilaya. Ceci d’autant que depuis le début de l’année 2019, 190 cas de rougeole ont été enregistrés à travers l’ensemble de la wilaya avec un nombre élevé pour la localité de Sarouel, commune d’El-Bouni. Le pic de l’épidémie serait atteint cette semaine et la courbe s’apprête à s’inverser dans les jours à venir, a rassuré le responsable du secteur de la santé dans la wilaya. A relever que le taux de vaccination contre la rougeole est estimé à 75 % au sein de la population. « L’objectif est d’atteindre un taux de 90 % afin de prévenir des cas fâcheux », a ajouté le Dr. Damèche. Un obstacle psychologique Faut-il rappeler que l’hésitation de certaines familles à Annaba et en Algérie trouve son origine dans les incidents survenus en juillet 2016 où des nourrissons ont perdu la vie suite à la prise de vaccins à Rouiba. Destiné à prévenir la survenue du tétanos, de la diphtérie, de la poliomyélite et de la coqueluche, un vaccin, le Pentavalent, dont l’inoculation est recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, après le décès de deux nourrissons dans la daïra de Rouiba, suscité une psychose sur le territoire national. Cet épisode malheureux n’a pas manqué de dissuader plusieurs parents de vacciner leurs enfants au risque de les exposer à des maladies graves. Cet état d’esprit coïncide avec une épidémie mondiale de rougeole qui sévit depuis le début de l’année en cours. En mars dernier, l’Unicef a lancé un cri d’alarme devant la recrudescence de la rougeole dans le monde en soulignant que dix pays, dont le Brésil, l’Ukraine et la France, étaient responsables de trois-quarts environ de l’augmentation totale des cas. A l’échelle mondiale, 98 pays ont signalé un plus grand nombre de cas de rougeole en 2018 par rapport à 2017, ce qui entrave les progrès accomplis dans la lutte contre cette maladie hautement évitable, mais potentiellement mortelle.

Zarrougui Abdelhak

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Des travailleurs de l’Entreprise nationale de la réalisation générale des travaux de l’hydraulique à Constantine, ont protesté, devant le bureau d’un huissier de justice, pour afficher leur opposition à la mise en vente aux enchères d’un matériel appartenant à leur entreprise, tout en évoquant des préoccupations professionnelles. Les travailleurs protestataires sont venus, dès la matinée, de plusieurs wilayas de l’Est du pays, ( Constantine, Annaba et El Tarf ), pour se rassembler devant le bureau de l’huissier de justice sis au quartier de Aouinet El Foul, où devait se dérouler une opération de vente aux enchères d’un camion de marque « VOLVO » et un petit camion de marque « RENAULT » selon, l’annonce publiée pour la quatrième fois consécutive, suite à la saisie-arrêt prononcée le 4 décembre de l’année dernière par le président du Tribunal de Constantine sur des biens mobiliers de cette entreprise, au bénéfice de deux personnes. Ces travailleurs ajoutent que l’entreprise fait face à de grandes difficultés, en précisant qu’ils n’ont pas perçu leurs salaires depuis quatre mois, et estiment que l’opération de vente aux enchères de deux camions acquis aux prix forts est une dilapidation de matériel indispensable à la pérennité de l’entreprise, car cette opération de vente fait suite à une décision judiciaire pour non payement des redevances d’un fournisseur privé. Les protestataires demandent aux hautes autorités du pays d’intervenir pour résoudre les problèmes financiers de leur entreprise, en lui octroyant des marchés compte tenu du nombre de 1800 travailleurs , et en exigeant fermement des institutions publiques sur lesquelles l’entreprise détient des impayés de faire face à leurs obligations car il s’agit de rendre justice à des travailleurs en droit de défendre leurs avenir qui est intimement lié à celui de leur entreprise . Au final l’opération de vente aux enchères n’a pas été exécutée suite à leur mouvement de protestation.

Rafik.S

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mercredi, 12 juin 2019 00:00

Le chef de daïra indésirable

Les informations qui nous sont parvenues hier de la ville d’Ain-Abid indiquent que la question du père de famille  qui s’est immolé le jeudi 30 mai dernier au siège de la daïra est le sujet qui taraude la société civile de la dite circonscription très remontée contre le chef de l’administration locale. A ce propos le président de l’association civile d’Ain Abid M.Boutaghane Lyès nous a déclaré hier que « les citoyens de cette agglomération sont entrain de se concerter pour répondre à cette provocation de l’administration et l’idée de chasser son premier responsable à savoir le chef de daïra et également de fermer le siège de la daïra commence à faire son chemin  dans leur esprit!»,c’est ainsi qu’il a tenu à nous expliquer la situation de la population fortement traumatisée par le suicide de Arbi Aissam, ce père de famille , qui s’est immolé par le feu au siège de la daïra le jeudi 30 mai dernier  car exclu de la liste des bénéficières du logement et dont la scène est restée vivace dans l’esprit de chacun des citoyens  de Ain-Abid, qui tiennent le chef de daïra pour responsable  de ce drame. «  En effet ce dernier après s’être éclipsé une dizaine de jours a repris son poste. Chose que la population a ressenti comme une provocation », a souligné M.Boutaghane Lyès le président de l’association qui craint une réaction violente de la population  qui refuse catégoriquement le retour de ce chef de daïra.« Aujourd’hui, a poursuivi  ce responsable de la société civile, afin de prévenir d’autres drames, les citoyens de la daïra, marqués par ce suicide qui les a profondément affectés,  exigent  leur participation à la commission de daïra de distribution du logement social. « Non pas pour exiger un  quelconque avantage , mais pour aider cette commission, à travers des informations authentiques sur ce sensible dossier  du logement, et pouvoir , éventuellement, orienter ses membres dans la prise de décision en se basant sur les faits tangibles et avérés et afin d’éviter   d’autres tragédies comme celle du   30 mai dernier ». Et de conclure que la situation à Ain-Abid demeure tendue suite au retour du chef de daïra à son poste.

A Mallem

Publié dans Constantine
mercredi, 12 juin 2019 00:00

Des cités fermées pour la nomenklatura

Dire que Skikda est l’une des villes qui a atteint des sommets dans la  corruption à travers le  pays n’est pas une vue de l’esprit, car sa plateforme hydrocarbures dépense,  bon an mal an, des centaines de milliards de centimes pour l’entretien, les achats locaux ou à l’étranger et les investissements auxquels  s’ajoutent les terres agricoles et les 11 zones d’expansion touristique. Même le domaine maritime et ses installations a commencé très tôt à être perçu comme cible privilégiée des clans au pouvoir .  C’est peut-être selon certains confrères d’autres wilayas, celle où les lois de la République ont été foulées allègrement aux pieds bien avant les autres .. Le travail d’accaparement a commencé par le foncier, intramuros à partir des années 2006 par petites touches, jusqu’en 2011. D‘ailleurs,  un des  walis transformera le Calpiref en agence immobilière.   Aujourd’hui dans cet article nous traiterons  la démarche d’une entité étatique relevant de la wilaya,   a voulu offrir à la nomenklatura locale,   cadres de l’administration et représentants locaux des clans ,   des cités clôturées pour leur sécurité, sur instruction d’un wali  et Skikda serait parmi les premières wilayas du pays avec 3 cités dont une partie a alimenté après la vente, le marché de l’immobilier .

La première cité cossue

Elle a été bâtie sur un terrain de sport et de détente précédemment intégré comme infrastructures pour les habitants, d’une base de vie, devenue après le départ des expatriés qui l’occupaient, des logements à vie pour les travailleurs de GTP . Le choix du terrain s’est fait sur la base du panorama qu’offrait le site à savoir le littoral de Skikda depuis l’Ile Sirigina jusqu’au Cap de Fer, soit une vue de près de 40 % sur la côte de la wilaya . Pour la construction, c’est l’Agence foncière de Skikda qui a été chargée de cette promotion immobilière qui bénéficia de largesses en matière de voiries et réseaux divers ( VRD ) et autres facilités, tels un mur de confortement, exigé par le wali d’alors, un réseau d’évacuation des eaux usées qui par la suite a posé problème aux habitants initiaux ( une de nos éditions). Plus tard, le lotissement fut rattaché au réseau d’eau de dessalement, alors que les 16 000 habitants qui entouraient cette cité cossue, devaient se prendre en charge au travers de quêtes pour   l’entretien et la réparation du réseau de distribution d’eau à partir de puits, légués par les sociétés étrangères. 

La cité avoisinant le stade du 20 août 1955 

 L’Agence foncière de Skikda encore concomitamment avec le même wali, sera à l’origine d’un  véritable scandale et un vil mépris pour la population car ils s’attaqueront carrément au complexe sportif du 20 août 1955 dans une ville qui de surcroit souffrait et souffre  du manque d’installations sportives et de détente  , puisque frauduleusement, ils amputeront le stade de 3 000 mètres carrés pour des logements de standing avec un mini centre commercial .Pourquoi avons-nous parlé d’une acquisition  frauduleuse du terrain d’assiette ? Tout simplement lors d’une enquête qui nous a mené dans des administrations et surtout les archives de l’APC qui nous a permis de découvrir qu’en 1862, le Gouverneur de l’Algérie avait émis un décret qui faisait de la Mairie, le propriétaire de 24 lots de terrains destinés à divers usages . En 1946, le Maire Paul Cuttoli lance un appel d’offre pour la construction d’un stade avec hippodrome . Mais l’agence foncière a usé de faux,  dans la mesure où le permis de construire situait la construction en dehors du stade c’est à dire « Cité du 20 août 1955 « au lieu de Stade « du 20 août 1955 « de manière à ce que la vente du terrain soit faite par les Domaines qui jusqu’à nos jours couvrent des opérations troubles ( diverses éditions ) telles les forêts de Gargar et récréative ainsi que d’autres opérations dont nous nous sommes fait l’écho . Les Domaines ont ignoré la loi car le terrain ne faisait en aucune manière partie du patrimoine qu’elle gère qu’il soit du domaine privé ou public de l’Etat. Seule l’APC de Skikda avait des droits sur ce complexe sportif .   

Les villas de la nouvelle ville de Bouzaaroura  

L’agence foncière encore une fois inclura dans les plans de la nouvelle ville de Bouzaaroura,  la constructions de villas distribuées directement par un wali qui sera déchu après que ses actes eurent irrité la population et ses responsables, puisque même les APC les plus pauvres étaient sommées « d’embellir « leurs communes au détriment d’autres priorités pour le chef -lieu de wilaya. Cette période a vu l’émergence d’un hideux  monument de  Bab Qacentina, la mise en place de  balises de trottoirs et lumineuses pour l’Avenue Didouche Mourad, ces dernières ont étés posées par un même opérateur que l’APC sortante a refusé de payer . Les aménagements ordonnés ont coûté près de 20 milliards de centimes. Pour conclure, nous avons parlé de ces trois « promotions immobilières « construites avec de l’argent public auraient dues être vendues aux enchères pour satisfaire le concept de « l’égalité des chances des citoyens «, d’autant que pour certaines d’entre-elles ,une partie des réalisations a été faite sur fonds communaux ou par des entreprises étatiques pour atténuer les coûts et par voie de conséquences les prix à la vente . En conclusion, les valeurs de ces villas ont été décuplées .Elles ont été cédées au prix coûtant de 6 millions de dinars et aujourd’hui elles sont proposées à la vente pour la somme faramineuse de 6 milliards de centimes !

M.O

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