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Rendez-vous incontournable des consommateurs et producteurs nationaux et étrangers depuis plus d’un demi-siècle, la Foire internationale d’Alger n’emballe plus. Du moins en cette année de hirak où les Algériens ont la tête ailleurs. L’affluence enregistrée depuis l’inauguration de la 52e édition, mardi dernier, n’est en rien comparable à la grande foule qui déferlait les années précédentes à chaque début d’été sur le Palais des expositions, sur la baie d’Alger. Une désaffection que même les organisateurs et les autorités ont sans doute vu venir puisque la durée même de l’événement a été inhabituellement rétrécie à cinq petits jours. Cette sorte de service minium est dictée par un autre désintéressement, celui des exposants, notamment étrangers. Seuls quinze pays y sont représentés par un total de 140 entreprises. On est très loin des 34 pays et leurs 494 représentants qui ont pris part à la 50e édition en 2017. Pour revenir au peu d’intérêt accordé par les Algériens à l’événement, on ne peut ne pas pointer du doigt les conséquences du mouvement populaire enclenché le 22 février dernier et qui a tout relégué au second plan. Le 22 mars dernier, le public avait boycotté un match entre l’équipe nationale de football et celle de la Gambie, à Blida. Une semaine auparavant, c’est le grand derby algérois entre l’USMA et le MCA qui avait connu une désaffection similaire. Néanmoins, la solidarité avec le hirak n’explique qu’en partie ce faible engouement et certains y voient déjà des signes pas très rassurants pour l’économie nationale. Ce sont en effet plusieurs indicateurs principaux qui se mettent à clignoter, sans atteindre la côte d’alerte, certes. Il s’agit de la confiance des investisseurs étrangers, le pouvoir d’achat, le moral des hommes d’affaires nationaux et celui des consommateurs. Les chiffres clés de cette 52e FIA publiés par les organisateurs permettent de relever que beaucoup d’habitués manquent à l’appel. L’Europe est représentée par deux pays seulement, la France et l’Allemagne. Si les deux premières grandes économies de la planète, les États-Unis et la Chine, sont présentes, beaucoup de « dragons » n’y sont pas. Le gros des bannières qui flottent à l’entrée du Palais des expositions est constitué de celles de pays africains et du monde arabe qui ne sont ni des économies émergentes ni de gros clients ou fournisseurs de l’Algérie.

Un malheur n’arrive jamais seul…

Il est trop tôt pour parler d’un désintérêt pour le marché algérien, mais il y a au moins de la prudence. L’instabilité et l’incertitude politiques qui durent depuis quatre mois ne sont pas propices à la prospection, au partenariat et encore moins à l’engagement de capitaux, voire même au commerce tout court. Les investisseurs étrangers sont dans l’expectative, en attendant une meilleure visibilité. Dès les premières semaines du mouvement, on a vu au moins un géant de l’industrie pétrolière mettre en suspens ses discussions avec Sonatrach à propos d’un projet d’envergure. Cela dit, la désaffection ne se limite pas aux étrangers. Les opérateurs nationaux ne se bousculent pas non plus. Ils sont à peine 360 à occuper des stands au Palais des expositions. Beaucoup d’entreprises privées algériennes sont en effet dans la tourmente depuis quelques mois. Certaines ont vu leurs propriétaires ou leurs gérants écroués ou placés sous contrôle judiciaire, d’autres leurs comptes bloqués, d’autres encore leur part de la commande publique réduite à néant. Beaucoup d’opérateurs parmi ceux qui n’ont pas été inquiétés par l’opération mains propres enclenchée par la Justice se tiennent le ventre, au même titre que leurs employés, broyés par le stress des lendemains incertains. Pour résumer, le moral est en berne et il est illusoire de croire que l’investissement et la croissance peuvent ne pas en être affectés. Certains exposants ont révélé que les clients dépensent moins, notamment par rapport à la dernière foire de la production nationale tenue en décembre sur les mêmes lieux. Un autre signe que la crise n’est pas très loin ; les chiffres des organismes habilités sur les principaux indicateurs (taux de chômage, inflation, croissance…) ne permettent pas (encore ?) de l’avancer avec certitude, mais le marasme économique est bien perceptible à travers cette vitrine qu’est la foire d’Alger. Tout cela arrive au plus mauvais moment pour le pays qui assiste impuissant à la baisse de ses revenus pétroliers et à l’érosion de son matelas des réserves de change…

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Mais où est donc passé Ali Benflis ? La question anime les discussions dans le landerneau algérois. Le fait est que depuis le début du mois de mai, le président de Talaei El Hurriet ne s’est jamais exprimé publiquement bien que les sujets ne manquaient pas. Il avait, on s’en souvient, répondu favorablement à l’appel du Général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d’État-major de l’Armée, au dialogue visant à résoudre la crise politique. Les observateurs avaient estimé alors qu’Ali Benflis avait décidé de se mettre en orbite pour, espèrait-t-il, s’imposer comme un homme de consensus. «La nécessité du dialogue est une conviction partagée par tous, et personne ne remettra en cause sa nécessité absolue et son caractère urgent pour faire face à la crise que traverse le pays, et l’enjeu actuel consiste en la dynamisation de ce dialogue à travers la préparation de toutes les conditions adéquates à son bon déroulement », avait répondu l’ex chef du gouvernement dans un communiqué qu’il avait lui-même signé. «Partant de cette vision, la première priorité consiste à surmonter cette conjoncture par l’ouverture du champ pour un consensus sur le contenu de cette solution», avait-il ajouté. Une prise de position qui correspond exactement à la feuille de route déclinée par Gaid Salah pour résoudre la crise avec comme point d’orgue de ce dialogue la tenue d’une élection présidentielle. C’est connu, l’ex candidat malheureux par deux fois à l’élection présidentielle de 2004 et 2014, nourrit le doux rêve d’être le successeur de Bouteflika dont il était le chef de cabinet. Ceci d’autant plus que sa cure d’opposition depuis 2014 et son engagement au sein du groupe de Mazafran lui a quelque peu redonné du crédit au sein de l’opinion. L’homme est devenu fréquentable pour les leaders les plus farouches de l’opposition et jouit plutôt d’une bonne presse. Son passage dans les hautes sphères de l’Etat lui donne par ailleurs la stature d’homme d’Etat qui maitrise les rouages de la haute administration et des dossiers économiques. Il va sans dire que son pédigrée politique est pour certains observateurs un atout non négligeable pour rassurer les partenaires de l’Algérie dans ce contexte délicat marqué par un tour de vis à l’international. Benflis serait-il donc le candidat idéal du système et l’opposition en quête de consensus politique ? A l’heure qu’il est, beaucoup d’indices le laissent fortement supposer surtout son silence sans doute calculé sur l’actualité brûlante de l’Algérie.  L’autre atout est que le pouvoir ne dispose plus d’hommes d’Etat capables de convaincre le peuple. Ali Benflis pourrait en effet incarner le compromis politique entre les exigences du camp démocratique et les résidus du système qui ne veulent pas mourir. Il reste cependant à convaincre le plus grand nombre de partis politiques du pays à savoir le Hirak populaire que Benflis serait une option à moindre risques. Mais en attendant, il va falloir d’abord donner des gages sérieux avec un nouveau gouvernement plus compétent et plus crédible. Précisément, le nom d’Abdelaziz Rahabi fait le tour des rédactions comme virtuel futur Premier ministre. L’ex-diplomate a inscrit ces derniers jours dans son agenda une série de rencontres avec des personnalités et des partis politiques y compris ceux de l’ex-alliance présidentielle, rendra public une plateforme d’ici mercredi. S’achemine-on vers alors un ticket Benflis-Rahabi ? Tout est possible. 

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Un des thèmes récurrents entendus durant les récentes manifestations populaires a été l’appel lancé par les manifestants à poursuivre en justice l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, alors que deux de ses ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal se trouvent aujourd’hui en détention provisoire à la prison d’El Harrach. Lundi passé à Tindouf, le général Ahmed Gaid Salah a assuré que l’armée allait accompagner la justice pour juger tous les corrompus « quels que soient leur rang ou leur fonction ». « (…) Il y a lieu d’affirmer encore une fois la détermination de l’institution militaire à accompagner la justice, avec une ferme conviction et un sens élevé du devoir, ainsi que de la protéger de façon à lui permettre d’exécuter convenablement ses missions et s’acquitter judicieusement de son rôle de moralisateur, en déterrant tous les dossiers et en les traitant en toute équité quelles que soient les circonstances, de façon à faire comparaitre devant la justice tous les corrompus quels que soient leur fonction ou leur rang social », a affirmé à Tindouf, Gaid Salah dans son discours devant les cadres de l’armée. En apportant la précision « quels que soient leur rang ou leur fonction », Ahmed Gaid Salah fait-il allusion au président déchu, Abdelaziz Bouteflika ? La question mérite donc d’être posée : la loi autorise-t-elle la justice à poursuivre un président de la République ? Pour répondre à cette question, il faut se référer à l’article 177 de la Constitution. Cet article dispose qu’une « Haute Cour de l’État » doit être instituée pour « connaître des actes pouvant être qualifiés de haute trahison » du président de la République. « La composition, l’organisation et le fonctionnement de la Haute Cour de l’État, ainsi que les procédures applicables, sont fixés par une loi organique », précise l’article. Le président de la République ne peut donc être poursuivi que pour des actes pouvant être qualifiés de « haute trahison », une notion floue et mal définie permettant de faire adapter son interprétation au gré des contextes. Il existe cependant un problème quant à la faisabilité d’une telle poursuite. La Haute Cour de l’État n’a jamais vu le jour, faute d’une loi organique fixant sa composition, son organisation et son fonctionnement comme le prévoit la Constitution, explique un juriste, ajoutant que la Haute Cour doit être instituée pour poursuivre un président de la République.

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lundi, 24 juin 2019 00:00

Conséquences 

Le gouvernement a décidé d’arrêter la planche à billet. L’annonce a été faite, hier, par le ministre de la Communication, qui occupe aussi la fonction de porte-parole du gouvernement. « Le financement non conventionnel, c’est du passé, le gouvernement a pris des mesures préventives qui permettront de préserver notre économie contre des chocs », a déclaré Hassan Rabhi, en marge d’un séminaire sur l’environnement. Cette sortie, pour le moins inattendue du ministre de la Communication, ne va pas manquer de susciter des interrogations et d’ouvrir ainsi la voie à toutes sortes de spéculations, dans la mesure où le responsable en question n’est pas suffisamment outillé en données techniques, pour répondre aux questions des journalistes. Une telle mission aurait dû être normalement confiée à Mohamed Loukal, le ministre des Finances. N’est-ce pas ce dernier, qui a eu la charge de mettre en œuvre le mécanisme du financement non conventionnel, lorsqu’il était gouverneur de la Banque d’Algérie ? Sa récente convocation par la Justice concernant des affaires de corruption, a-t-elle joué en sa défaveur ? Si c’est le cas, pourquoi est-il toujours maintenu à son poste ? Le fait que c’est le ministre de la Communication, qui soit appelé à rendre publique une décision relative à un processus économique et financier d’une grande complexité, cela ne peut avoir qu’une seule signification : Mohamed Loukal a été mis à l’écart. Pour rappel, ce dernier a choisi le dernier jour de son mandat à la tête de la BA, pour sortir une note où il règle ses comptes avec la politique de la planche à billets qu’il a lui-même conduite durant six trimestres consécutifs, atteignant le montant de 6556,2 milliards de dinars d’avances hors plafonnement au Trésor public. Dans cette note, la Banque d’Algérie a révélé que, sollicitée en 2017 pour donner au gouvernement son avis sur cette solution suggérée à l’ex-Premier ministre par des experts, elle avait souligné qu’elle n’était pas favorable à la mise en œuvre de la planche à billets. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, en décembre 2018, le même Mohamed Loukal n’avait pas hésité à déclarer que le financement non-conventionnel se faisait avec succès ! Quoi qu’il en soit, le gouvernement a chargé son porte-parole d’annoncer aux Algériens, l’arrêt définitif de la planche à billets, quitte à ce que celui-ci limite son intervention aux aspects politiques. Interrogé sur les mesures que prendra le gouvernement pour faire face à l’érosion des réserves de change et l’éventuel maintien du mécanisme du financement non conventionnel, Hassan Rabhi s’est contenté de souligner que « l’ère du financement non conventionnel est révolu, et que le gouvernement avait pris des mesures devant permettre au pays d’éviter les risques qui pourraient porter préjudice à l’économie nationale ». Mais qui va assumer les conséquences d’une décision aussi controversée ? Ahmed Ouyahia ; Abderrahmane Raouya ou Abdelaziz Bouteflika ? Le porte-parole du gouvernement ne semble pas être en mesure de répondre à une telle question, qui le dépasse. Son rôle a été limité à l’annonce. Pour le reste, les mois prochains vont faire découvrir aux Algériens, tout le désastre provoqué par l’amendement de la loi sur la monnaie et le crédit, voté par les deux Chambres du parlement, dans un unanimisme irresponsable.

Mohamed Mebarki

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lundi, 24 juin 2019 00:00

Fini la planche à billets

 C’est une déclaration qui a son pesant de devises que le porte-parole du Gouvernement Hassane Rabhi a faite hier, en marge  d’une rencontre thématique sur l’environnement dédiée aux journalistes spécialisés. De quoi s’agit –il ? De la fin du financement non –conventionnel, un des marqueurs de la politique d’Ahmed Ouyahia. Annonçant que l’ère de la planche à billet était «révolue», Hassane Rabhi ajoute que l’Algérie tourne résolument la page de ce mode de financement non conventionnel, engagé fin 2017. «Le gouvernement avait pris des mesures devant permettre au pays d’éviter les risques qui pourraient porter préjudice à l’économie nationale», a-t-il rassuré, en réponse sur les risques éventuels  de panne de liquidités, comme conséquence de cette décision. «La préservation du pays, de l’économie et ses institutions nationales est la responsabilité de tout un chacun», a ajouté Hassan Rabhi qui s’est montré peu disert par rapport à une décision aussi importante qui nécessite un gros effort de communication. Décidé en 2017 par l’ex président de la République, puis annoncé lors d’un Conseil des ministres, le financement non conventionnel était mis en musique par Ahmed Ouyahia, en faisant voter par les deux chambres du parlement un amendement de la loi sur la monnaie et le Crédit autorisant le Trésor public de s’endetter directement auprès de la Banque  d’Algérie (BA) Le financement non conventionnel était programmé pour une  période transitoire de cinq ans, qui devait voir «la concrétisation de réformes structurelles importantes». Appelé communément «la planche à billets», ce mécanisme de financement représentait, selon les arguments avancés par le gouvernement de l’époque, une «réponse urgente» aux rétrécissements des liquidités bancaires, du fait d’une chute brutale des cours du pétrole à compter de la mi-2014, alors que le recours aux alternatives de l’endettement extérieur ou l’introduction de nouveaux impôts était catégoriquement exclu. La crise financière sévère, induite par la déclin drastique des prix pétroliers, s’est traduite notamment par l’épuisement du Fonds de régulation des recettes (FRR), en février 2017, amenant l’Algérie à recourir à ce dispositif transitoire.  Entre la fin de 2016 et celle de 2017, les réserves de change du pays s’étaient contractées de près de 17 milliards de dollars, passant de 114 mds USD à 97,3 mds USD. Outre la couverture des besoins du Trésor, le financement non conventionnel était destiné au remboursement de la dette publique interne, notamment les titres de l’Emprunt national pour la croissance, levé en 2016, ainsi que les titre émis en contrepartie du rachat de la dette bancaire de Sonelgaz et ceux émis au profit de Sonatrach, en compensation du différentiel sur les prix des carburants importés et de l’eau dessalée. Il devait également offrir au Trésor la possibilité de doter en ressources le Fonds National d’Investissement (FNI), au titre des prises de participation de l’Etat dans des investissements ou des financements, à  long terme, de programmes publics d’investissements.  Toutefois, dans une note publiée le 1er avril dernier, la BA avait explicitement estimé que le recours de l’Algérie à la planche à billets était «dès le début injustifié».  La Banque des Banques a même qualifié de «paradoxal» l’appel insistant, lancé en avril 2017 par les initiateurs de ce financement, une «Task Force» installée auprès de la Primature de l’époque.La BA avait estimé que la situation en Algérie durant les premiers mois de 2017, était « loin de présenter des similarités avec les cas exposés dans  la note des experts (Etats-Unis, Europe, Japon) qui seraient susceptibles de justifier le recours au financement non conventionnel, dans notre Pays». En plus, les instruments conventionnels de politique monétaire «n’avaient pas atteint leurs limites», avait-t-elle encore argumenté, en ajoutant qu’à ce stade, les banques ne présentaient au refinancement, par la Banque d’Algérie, (opérations d’open market et réescompte) que des titres publics. D’autre part, la Banque d’Algérie voulait s’assurer que les liquidités  bancaires qui seraient libérées allaient effectivement servir au financement de l’économie, mais elle était sceptique sur cet objectif. Effectivement, entre la mi-novembre 2017 et la fin janvier 2019, sur quelque 6.556,2 milliards de DA mobilisés par le Trésor auprès de la BA au titre du financement non conventionnel, 3.114,4 mds de DA seulement, soit près de la moitié, ont été injectés dans l’économie, selon la note de la BA. De nombreux économistes, redoutant ses effets inflationnistes, avaient vigoureusement dénoncé le recours à ce mécanisme dont les effets pourraient se faire sentir dans les prochaines semaines avec une possible dévaluation officielle du dinar.

H.Khelifi

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Un scandale en cache un autre à la direction de l’Office Public de la Gestion Immobilière (OPGI) d’Annaba. En effet, après celui du squattage par des travailleurs de ce même OPGI de Annaba et leurs proches d’une quinzaine de logements destinés au relogement des bénéficiaires officiels de la liste de 7000 logements, voilà un autre qui pointe déjà le nez. A ordonné de M. Toufik Mezhoud, wali d’Annaba, au directeur de l’OPGI de sommer ces indus occupants de libérer ces logements sous peine d’être poursuivis en justice. Aussi, les concernés ont obéi contre leur gré à son injonction. Mais, comme dit l’adage : chasser le naturel, il revient au galop », ils ont, toutefois, exercé leur dictat pour imposer un relogement immédiat, même si le parc immobilier n’offre pas un lot supplémentaire pour répondre à cette incartade, illégale soit-elle, car les concernés doivent déposer une demande de logement qui, habituellement, passera par le filtre des enquêteurs administratifs avant d’être satisfaite.  À cette pression le directeur de l’OPGI semble avoir cédé puisqu’il a donné ordre de transformer plusieurs régies de l’OPGI en logements, dont ceux d’El-Hadjar et de la Plaine Ouest, entre-autres, pour satisfaire ses employés. « En transformant ces régies en logements, les citoyens vont parcourir de longues distances pour s’acquitter de leur loyer. Après cette décision, il n’est pas impossible de voir le siège de la direction de l’OPGI lui aussi transformé en logements pour satisfaire d’autres indélicats fonctionnaires. Nous lançons un SOS à l’adresse du wali de Annaba et de la tutelle de l’OPGI et même au ministre de l’habitat pour mettre fin à ce dépassement » tonitruent  des locataires de l’OPGI dont la régie est concernée par cette mesure. Comble de l’ironie, le directeur de l’OPGI de Annaba a organisé, hier dimanche, un tirage au sort pour distribuer ces logements (régies) aux anciens fonctionnaires squatteurs. La sonnette d’alarme est tirée..

B. Salah-Eddine

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lundi, 24 juin 2019 00:00

Non-lieu pour Hamel Belkhir

Dans l’affaire des téléviseurs, qui a éclaboussé au début de l’année en cours le port marchand d’Annaba, la justice a prononcé, hier, le non-lieu pour l’ex-directeur régional des Douanes d’Annaba, Belkhir Hamel, ainsi qu’au profit de tous les cadres-douaniers mis en cause, dont certains ont été placés sous mandat de dépôt lors de leur présentation. Par contre, ce scandale a fait couler beaucoup d’encre, chacun des deux opérateurs économiques, a écopé de 18 mois, dont six mois de prison ferme. Pour rappel, le ministère public près le Tribunal d’Annaba avait requis, il y a deux semaines, des peines de prison sévères à l’encontre notamment de plusieurs hauts cadres des Douanes algériennes. Le procureur de la République a demandé pas moins de dix années de prison ferme, avec incarcération immédiate, à l’encontre de l’ex-directeur régional des douanes de la wilaya d’Annaba. Placés sous mandat de dépôt lors de leur présentation devant le juge d’instruction, deux cadres des Douanes, à savoir un inspecteur principal de contrôle et une responsable chargée de l’informatique, ont eu droit à la même peine : 10 ans de prison ferme. Des sanctions de 2 ans de prison ferme ont été, par ailleurs, demandées contre plusieurs autres douaniers mis en cause dans cette affaire, dans laquelle est impliqué un importateur qui a fait l’objet d’une demande de condamnation de 2 ans, assortie cependant d’une forte amende. Selon une source judiciaire, le verdict est prévu pour jeudi 27 du mois en cours. Cette affaire remonte au mois de janvier 2018. Pour fausse déclaration, pas moins de 11215 téléviseurs LED, qui portaient la mention en Arabe : « Fabriqué en Algérie», ont été saisis. Importée par un opérateur privé et déclarée « panneaux photovoltaïques», cette grosse marchandise, était stockée dans 18 containers de 40 pieds. Ce scandale avait fini, rappelle-t-on, par coûter leur poste au directeur des Douanes de la wilaya et à un inspecteur de contrôle qui avaient été limogés pour faute professionnelle grave. Ces cadres incriminés, avaient permis à cet importateur inscrit au fichier des fraudeurs de réexpédier sa marchandise, objet d’une fausse déclaration. 

B. Salah-Eddine

Publié dans Annaba

Comment monter, financièrement parlant, sa propre entreprise ? Cette question est au cœur d’une campagne initiée, en cette fin d’année,  au profit des sortants du secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Celle-ci s’inscrit dans le cadre des cellules de guidance mises en place entre les établissements dudit secteur et les différents dispositifs de soutien à l’emploi des jeunes, la CNAC et l’ANSEJ, en particulier. Pour le représentant de ce dernier dispositif,  il est nécessaire d’accompagner les porteurs d’un projet professionnel et de les aider à aller au bout de leur rêve, celui de créer leur propre entreprise. Un rêve qui demeure tributaire, dira-t-il lors de cette rencontre, de conditions sine qua non, à savoir la  qualification professionnelle et la faisabilité du projet. Et sur ce plan, les accompagnateurs de l’ANSEJ peuvent énormément aider les jeunes. Une étude technico-économique est suggérée à ceux qui ne veulent pas céder à leur projet, a-t-il tenu à préciser à une assistance essentiellement composée de stagiaires et d’apprentis.La création d’une entreprise exige certainement un savoir-faire, mais aussi et surtout de la détermination de la part du jeune, affirme l’animateur de l’ANSEJ. Tout en présentant la gamme d’activités offerte, à ce propos, aux jeunes créateurs d’entreprises, il n’a pas manqué de souligner que beaucoup d’avantages, en termes de fiscalité plus particulièrement, sont accordés à ceux qui contribuent, de leur côté, à l’absorption du chômage. Bref, cette action est loin d’être suffisante pour tout expliquer  aux jeunes stagiaires. D’autres rencontres sont souhaitables. Incontestablement, l’insertion professionnelle passe par un véritable travail de proximité en direction des jeunes diplômés et suffisamment qualifiés, qui sont, à défaut d’information et de motivation personnelle, dans la confusion, pour ne pas dire égarés. Notons, par ailleurs, que les lauréats du secteur, notamment dans les spécialités convoitées par les employeurs, devraient bénéficier de contrats de travail. 

M.K

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Rencontré hier à Constantine, M. Djafer Rabah, président de l’assemblée populaire communale de Béni-Hamidène, est revenu sur les évènements qui ont marqué ,récemment, sa commune où une partie de la population avait procédé à la fermeture du siège de la mairie, lui reprochant plusieurs griefs tout en demandant dans la foulée son départ. Ainsi, selon M. Djafer, un élu d’obédience FLN , ces évènements ont des visées politiques et suscités par  des militants et cadres de  formations politiques représentés à l’APC. « C’est un acte politique  provoqué par des gens qui n’ont aucun rapport avec le développement de la commune, ni avec la population , a affirmé  le P/APC.  Leurs auteurs sont des élus appartenant à des formations politiques qui sont représentés à l’APC, ces personnes sont connues sur la place pour leur propension à  changer de veste, passant d’une chapelle politique à une autre selon la conjoncture.  Malheureusement, ils sont parvenus à tromper les éléments sincères de la population  qui, ce jour-là, étaient venus pour exprimer des revendications légitimes. Il y en a qui sont venus poser les problèmes d’absence de gaz, du logement, de l’aménagement des routes, etc. Et ils  les ont détournés de leur objectif  en les encourageant de fermer la porte de la mairie, seule façon pour eux d’obtenir satisfaction. Quelques éléments ont été entraînés dans ce mouvement, mais la grande masse n’a pas marché ». A propos des problèmes de développement évoqués par les manifestants et l’incapacité du maire à  les concrétiser, parce qu’il était tout le temps absent de la commune avaient-ils affirmé,  M. Djafer a rejeté d’emblée ces accusations les considérant tout à fait infondées. «  Tout le monde à Béni-Hamidène, les directeurs de l’exécutif de la wilaya, leurs services ainsi que mes collègues les présidents des APC qui sont constamment en contact avec moi pourront vous dire que je travaille souvent  jusqu’à minuit  pour régler les problèmes de la commune et répondre aux besoins des citoyens. Je m’absente souvent de mon bureau certes, mais c’est pour aller à la rencontre des citoyens des bourgs éloignés, comme à Sidi Driss éloigné de 16 kilomètres de la wilaya, lorsque les citoyens m’appellent pour m’exposer leurs soucis et me montrer leurs insuffisances dans le domaine du développement des routes, du transport scolaire, de l’eau, etc. Et les perturbateurs profitent de mes absences en mission de travail pour faire comprendre insidieusement à la population que leur commune « est livrée à l’abandon ». A propos du déplacement des contestataires au siège de la wilaya pour rencontrer le wali et lui faire un rapport sur la situation de leur commune, M. Djafer a répondu catégoriquement  qu’il n’y a pas de prétendue commission d’enquête dépêchée à la commune  pour vérifier leurs dires. Et d’affirmer que cette information rapportée par la presse n’a aucun fondement. «  IL n’y a pas de commission d’enquête à Béni-Hamidène », a confirmé M. Djafer .  

A Mallem.

Publié dans Constantine
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