Eviter le chaos

03 Jan 2017
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Les affrontements entre les forces de l’ordre et des émeutiers se sont poursuivis pour le deuxième jour à Béjaïa et à Sidi Aich. Des édifices publics sont depuis avant-hier, la cible des casseurs. La situation est toujours sous le contrôle de la police antiémeute, mais personne n’est en mesure d’anticiper sur ce que sera demain ou après-demain. En un mot, la confusion est totale, et les Algériens dans leur majorité écrasante appréhendent déjà l’avenir avec beaucoup d’inquiétude, sans céder cependant à la panique, mais en cultivant, quand même, le sentiment d’être livrés à eux-mêmes, et à la rumeur qui n’est pas aussi folle qu’on le croit souvent. Le mutisme derrière lequel se sont barricadés les pouvoirs publics et le black-out imposé par la télévision d’Etat au désordre menaçant leur fait craindre le pire, malgré le ton ferme adopté par le ministre de l’Intérieur. Il y a eu manipulation ; ils en sont convaincus. Toutefois, ce qu’ils n’arrivent pas encore à saisir, c’est ce discours officiel d’une autre époque qui leur parle laconiquement de « certains milieux voulant semer le trouble, la fitna et le désordre », sans aucune autre explication. Même s’ils savent depuis 2011, que l’Algérie est ciblée par une sombre conspiration, ils supportent mal leur statut d’éternels assistés à qui on ne dit pas tout. Ce qui s’est passé en Kabylie, ils n’ont pas eu besoin de solliciter un spécialiste pour le saisir. Mais bien sûr qu’il s’agit d’une « répétition », une sorte de « test » grandeur nature avant le chaos tant redouté, que des « mains » étrangères et locales tentent par tous les moyens inimaginables de répandre dans un embrasement généralisé. Les Algériens en sont pleinement conscients. La preuve, ils attendent que les pouvoirs publics fassent preuve de clarté dans les discours et de dynamisme dans les actes. Pour le reste, ils restent déterminés à conjurer le mal sans passer par un quelconque exorciste. Pour cela, il faut d’abord tarir les sources de la désinformation. 

Mohamed Mebarki

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